La troisième session de l’année du Conseil national du crédit (CNC) très concluante

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La troisième session de l’année du Conseil national du crédit (CNC) s’est tenue jeudi. Sa mission est d’étudier les conditions de fonctionnement du système bancaire et financier et d’évaluer les performances de l’économie.

Selon Demba Y. Tignonkpa, la ministre de la Planification, qui présidait les travaux, le taux de croissance devrait se situer à 5,3% en 2019, soit une hausse de 0,2% de pourcentage par rapport à la prévision initiale, contre 4,9% en 2018.

Une poussée impulsée, notamment, par le secteur tertiaire avec une contribution de 3,4%, ainsi que le secteur secondaire avec un regain de dynamisme qui a rehaussé sa contribution à la croissance économique à 1,2%.

Les indices budgétaires sont en amélioration. Le déficit sera contenu, pour la 3e année consécutive, dans la norme communautaire de 3% du PIB grâce aux efforts de recouvrement des recettes publiques et à la maîtrise des dépenses.

En ce qui concerne le financement de l’économie, la tendance est haussière dans un contexte de baisse du coût du crédit. L’encours des crédits à l’économie a progressé sur une base annuelle de 4,9% à fin juin 2019 (4,2% au 31 mars 2019)

Quant au taux d’intérêt débiteur moyen des crédits bancaires, il s’est replié à 7,65% au 30 juin 2019, contre 8,52% un an plus tôt.

Ces évolutions sont encourageantes, mais l’examen des nouvelles mises en place de crédits ont connu une baisse de 8,1% sur les six premiers mois de l’année.

Autre indicateur qui demeure préoccupant, les financements demeurent faibles vers l’habitat et l’agriculture, en dépit de l’importance de ces secteurs dans le développement économique du Togo.

Pour le CNC, il s’avère nécessaire de relever le niveau des nouveaux crédits et de changer la structure de financement au profit de ces domaines, porteurs d’une croissance inclusive.

S’agissant de l’assainissement des banques publiques, la ministre a rappelé l’engagement du gouvernement de privatiser la BTCI et l’UTB.

Un avis de pré-qualification vient d’ailleurs d’être lancé.

Enfin le gouvernement va poursuivre la consolidation de la microfinance afin de la rendre viable.

Sept organismes ont vu leur agrément supprimer

‘La vision nationale pour l’inclusion financière est d’avoir une population financièrement instruite, ayant un accès accru et permanent à une gamme de produits et services financiers adaptés, diversifiés et à coûts abordables’, a expliqué MmeTignonkpa.

source: republicoftogo

Biscone ADZOYI

Linguiste-journaliste et Animateur des Reseaux Sociaux