La résidence « Artamesiamé »: l’importance d’une collection d’art dans la vie d’une Nation présentée  

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L’atelier Ati se déroule du 2 au 15 novembre au musée Paul Ahyi à Lomé. Initié par des anciens de l’atelier « bois des Beaux-arts » de Paris, la rencontre fait se confronter et de rencontrer les pratiques entre artistes vivant en France et d’autres vivant et travaillant au Togo à travers la résidence de création « Art Messiamé́. »

Ce vendredi 6 novembre, des artistes, étudiants et amoureux de l’art ont répondu à un rendez-vous de l’atelier du collectionneur Marty de Montereau. Venu spécialement de France, il a entretenu l’assistance sur le thème: « le rôle du collectionneur dans le monde de l’art ». Il a parlé de son engagement pour l’art contemporain, le rôle et l’importance de la collection.

« Il y a vraiment de l’importance de faire de la collection. Ce qui est important c’est les collections nationales parce-que ça permet à un peuple, une nation d’avoir une trace de son histoire, d’avoir une trace de son passé et sa culture. Un collectionneur privé peut avoir plusieurs centres d’intérêt. Il peut s’intéresser au bouchon de champagne, des portes clé, des poupées etc », a signifié Marty de Montereau.

Le public à l'Atelier Ati au musée Paul AHYI
Le public à l’Atelier Ati au musée Paul AHYI

Il a relevé que les contemporains sont dans une dynamique intellectuelle puisqu’ils sont confrontés à un «art du moment souvent émergent pas très vieux, pas toujours reconnu par l’institution. C’est-à-dire que si vous voulez acheter des œuvres pas trop chère l’artiste n’est pas trop connu si vous avez les moyens vous pouvez acheter des œuvres plus chères des artistes plus connus, mais c’est déjà un challenge différent. Un collectionneur comme moi, je préfère acheter des œuvres des jeunes artistes, une façon de les soutenir »
Le domaine de l’art et de la collection fait malheureusement face à la méconnaissance et à la non-considération, ce qui pousse plusieurs artistes collectionneurs à abandonner leur métier ou à changer de style d’œuvre au risque de tout perdre. Il pense que pour que les artistes puissent demeurer et vivre de leur passion et de leur travail, il faut qu’ils soient soutenus.

Il a par contre toucher du doigt la pauvreté et le manque d’argent qui font que dans plusieurs familles, la priorité aujourd’hui, « c’est de nourrir tout le monde, on n’a pas l’idée aujourd’hui d’acheter du superflu notamment une peinture ou un dessin de quelqu’un qui selon lui n’a pas d’importance.

L’atelier se poursuit et donne rendez-vous au public à l’Institut Français ce lundi 9 novembre pour une table ronde avec la critique d’art Armelle Malvoisin et les artistes Eric Wonanu et Kokou Ferdinand Makouvia pour parler de « vivre de l’art en Afrique et dans le Monde ».


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Biscone ADZOYI

Linguiste-journaliste et Animateur des Reseaux Sociaux