Togo/CNDH: la cause des détenus provisoires au coeur d’un atelier à Lomé

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Le Togo est l’un des pays au monde les plus touchés par le problème du recours excessif à la détention provisoire, qui contribue de manière significative à la surpopulation carcérale observée dans la plupart des prisons. C’est pour donc contribuer à palier à ce problème que la commission nationale des droits de l’homme(cndh)en collaboration avec l’association pour la prévention de la la torture(Apt) organise du 23 au 25 novembre 2021 , un atelier de renforcement de capacités des membres et du personnel de la commission nationale des droits de l’homme(cndh)

Cette rencontre de trois jours qui est placée sous le thème: » réduction de l’usage excessif de la détention provisoire, cette rencontre qui s’inscrit dans la dynamique du projet » renforcer le mécanisme national de prévention de la torture du Togo pour contribuer effectivement à la réduction de la torture et des mauvais traitements en détention provisoire, cet atelier se veut un canal pour renforcer la capacité du mnp togolais à comprendre, analyser et rendre compte des causes et des conséquences de la détention, de réduire le nombre de détenus préventif dans les prisons du pays et de plaider auprès des acteurs concernés pour l’adoption d’un nouveau code de procédure pénale.

« Il est important de préciser qu’après la rectification du protocole d’accord des nations unies contre la torture par l’état togolais, le togo a confié le mécanisme national de prévention contre la torture à la cndh. Donc c’est la cndh qui abrite le mécanisme. Ce mécanisme est opérationnel depuis 2019. Et la cndh s’est resolument
inscrite dans le cadre de la formation continue, parce que pour une parfaite réussite de la mission de ce mécanisme, il faudrait que tous les acteurs, tous les membres et tout ceux qui animent le mécanisme soient recycler régulièrement pour la réussite de cette mission. C’est dans ce cadre que, de concert avec l’association pour la prévention de la torture(APT) qui a son siège à Genève, nous avons initié ce projet pour former sur le monitoring dans les lieux de détention avec cette idée thématique sur la réduction de l’usage excessif de la détention provisoire avec une attention particulière sur les femmes », a indiqué Me Sanvee Ohini Kwao, vice président de la cndh.

Plusieurs activités ont marqués le présent atelier dont une réunion entre l’ APT et les autorités clés notamment au sein du ministère de la justice et du parlement, afin de discuter du projet de code de procédure pénale et des obstacles actuels à son adoption.


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Biscone ADZOYI

Linguiste-journaliste et Animateur des Reseaux Sociaux